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QAE Advocacy

The QAE Advocates for QAE Members, Batshaw employees and the clients of Batshaw.

Coalition appeals to the Minister for Action

September 6, 2019
The letter we sent to Minister Lionel Carmant

Ministre Lionel Carmant

c/o Madame Régine Laurent, Présidente, Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse

Madame la Présidente,
La Coalition formée par l’Association des anciens des Centres Batshaw, de l’organisme C.A.R.E. Jeunesse et de l’Association des éducateurs et des éducatrices du Québec, a vu le jour en 2017, en réponse au Projet de loi no 10 (Loi modifiant l’organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux notamment par l’abolition des agences régionales) et à la création subséquente du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-ODIM). L’impact négatif causé par cette fusion a pesé lourdement sur les usagers et le personnel des Centres de la jeunesse et de la famille Batshaw (Centres Batshaw).

L’Association des anciens des Centres Batshaw favorise des activités qui visent les personnes retraitées, le personnel et les usagers des Centres Batshaw. C.A.R.E. Jeunesse est un organisme sans but lucratif composé d’anciens jeunes hébergés, qui soutient et défend les droits des usagers qui quittent le réseau de la protection de la jeunesse. Quant à l’Association des éducateurs et des éducatrices, elle offre une tribune aux intervenants pour débattre des services aux jeunes et aux familles, échanger de l’information et promouvoir le développement de normes dans le domaine des soins à la jeunesse.

En juin 2017, la Coalition a présenté une lettre ouverte au conseil d’administration du CIUSSS-ODIM. Dans cette lettre, nous avons alerté le conseil d’administration de l’érosion des programmes, du déclin de la qualité des services prodigués aux jeunes et à leurs familles ainsi que de la détérioration du moral du personnel. Par ailleurs, nous avons souligné que ces facteurs étaient directement liés aux effets de la fusion et qu’ils ne reflétaient d’aucune manière la gestion de l’établissement. Nous avons également demandé aux membres du conseil d’administration s’ils étaient au courant de la crise naissante dans les centres jeunesse, et dans l’affirmative, quelles seraient les mesures à prendre pour rectifier la situation (lettre ci-jointe). Nous avons alors été invités à exprimer nos préoccupations aux cadres des Centres Batshaw. Depuis lors, nous avons tenu trois réunions au cours desquelles ils se sont montrés disposés à discuter d’initiatives pour traiter certaines des questions les plus pressantes. Malheureusement, aucune initiative n’a été en mesure de résoudre les problèmes fondamentaux affectant la situation de la protection des enfants et du bien-être du personnel.

En octobre 2018, nous avons transmis une lettre à monsieur Richard Legault, président du conseil d’administration du CIUSSS-ODIM, avec copies aux gestionnaires du centre jeunesse, au président-directeur général dudit CIUSSS et à la présidente du Comité de vigilance et de la qualité.

Cette lettre présentait les commentaires de nos membres concernant le déclin rapide et grave des services aux usagers et les effets dévastateurs sur le moral du personnel. En outre, la lettre attirait l’attention sur la liste d’attente dangereusement longue et sur l’impossibilité de prodiguer des services aux enfants à risque, et ce, de façon adéquate et sécuritaire compte tenu du ratio usager-intervenant et du ratio gestionnaire-employé. Au nom des usagers et du personnel des Centres Batshaw, la Coalition a demandé aux membres du conseil d’administration s’ils étaient au fait de la crise au sein des services de Protection de la jeunesse et de la possibilité de conséquences tragiques, à moins de changements significatifs et soutenus (lettre ci-jointe). Encore une fois, nous avons été orientés vers les gestionnaires des Centres Batshaw et avons tenu une troisième rencontre au cours de laquelle ils nous ont fait part des mesures prévues pour résoudre les problèmes.

Nous en sommes arrivés à la conclusion que les crises en cours ne pouvaient pas être résolues à l’échelle du centre jeunesse malgré les meilleurs efforts des gestionnaires. Le cśur du problème réside dans la fusion de 2015 ! Dotés de peu d’autonomie pour prioriser leurs besoins, élaborer leurs programmes et tisser des liens avec la collectivité, les Centres Batshaw ne sont pas en mesure de réaliser leur mission de protection des enfants ; leur capacité s’en trouve grandement diminuée. Leur identité en tant qu’organisme de services sociaux śuvrant en milieu communautaire a été sapée et éclipsée par les demandes criantes du secteur de la santé du CIUSSS. Par conséquent, ils ne peuvent répondre spontanément aux crises et aux risques que subissent leurs usagers, quotidiennement. Les intervenants ont ainsi perdu la philosophie et la culture axées sur les usagers.

Avant la fusion de 2015, les Centres Batshaw ont certainement fait face à des crises et à des périodes d’insatisfaction du personnel ; cependant, les administrateurs et le conseil d’administration pouvaient agir rapidement et de façon éclairée, en raison notamment de leur expérience pratique du fonctionnement quotidien de l’établissement. Les Centres Batshaw ont une longue histoire de services à la collectivité et leur réussite à retenir les employés, évidemment avant la fusion — dont plusieurs y ont passé toute leur carrière — témoigne de stabilité, de fierté et d’un esprit communautaire, éléments-clés d’une organisation saine.

La reconnaissance de leur spécialisation, un conseil d’administration autonome et un budget viable permettront aux Centres Batshaw de restaurer leurs bases, de reconstruire leurs programmes et services, ainsi que leurs relations communautaires. Toute autre solution ne serait rien de moins qu’un simple pansement, laissant la porte ouverte à des résultats plus tragiques, similaires à ceux dont nous sommes de plus en plus témoins, depuis 2015.

Nous espérons sincèrement que votre Commission examinera tant les effets que les conséquences du Projet de loi 10 sur les centres jeunesse et qu’elle reconnaîtra que la fusion est au centre de l’effondrement des services aux enfants et aux familles à risque. Nous sommes prêts à venir débattre de ces principaux points en personne, devant la Commission.

Dans l’attente d’une réponse favorable à notre demande, nous vous prions d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de nos sentiments distingués.

Julia Paré et Robin Bondaroff - Association des anciens des Centres Batshaw
Amanda Keller - C.A.R.E. Jeunesse
Tony Maciocia - Association des éducateurs et des éducatrices du Québec

c.c. M. Richard Legault, président du conseil d'administration, CIUSSS de l'Ouest-de-l'Île
Mme Lynne McVey, présidente-directrice générale, CIUSSS de l'Ouest-de-l'Île
Mme Katherine Moxness, directrice du Programme jeunesse, CIUSSS de l'Ouest-de-l'Île
Mme Linda See, directrice de la Protection de la jeunesse/Directrice provinciale, CIUSSS de l'Ouest-de-l'Île


THE QUALITY OF SERVICE AT CIUSSS

October 18, 2018
The letter we sent to the CIUSSS

Mr. Richard Legault, President of the Board of Directors
CIUSSS de L'Ouest-de l'île- de Montréal.

Dear Mr. Legault,
In June of 2017, our Coalition presented an open letter to the Board of the CIUSSS expressing concerns about the decline in the quality of services to youth and families and the dismal state of morale among employees of Batshaw Youth and Family Centers. At that time our members , representing youth in care and recent graduates of care as well as employees or retirees of the youth center, identified the April 2015 merger as the beginning of an erosion of programs, an elimination of essential services and positions, a decline in the quality of services still being offered and a deterioration in staff morale and workplace support.

In response, the Board of Directors advised a meeting with the directors of the youth center.

The Coalition representatives had two meetings with the directors. During these meetings the directors characterized the negativity of our members and the instability in services as a reflection of change and as a temporary situation during a transitional process .While the coalition recognized that some issues were related to inevitable adjustments ,they believed the merger had caused a fundamental shift in the mission and philosophy of Batshaw Youth and Family Centers and a permanent loss of some of its core values.

Today, three years after the merger, the associations’ members continue to describe a serious decline in services to clients and a devastating impact on staff. Collectively, we believe the underlying cause of this ongoing deterioration is a result of the merger and does not reflect on the management of the youth center.

A major concern is the waiting list of children who require protection and intervention. This list reached 300 this summer, the largest ever, and it continues to be dangerously long. Staffing ratios are as high as 1 worker to 27 families, making it a near impossibility to adequately and safely serve children at risk. Managers are required to supervise as many as 20 staff making clinical support more like crisis intervention. Several Clinical Activity Specialists positions go unfilled. There are many vacant positions at every level which has put an extra burden on the staff that remain. We have heard that recruitment is a problem due to a lack of potential applicants in the community. At the same time, we are told that there is a consistent turnover of new and long-term staff because of job dissatisfaction and workplace demands and stress.

The weakened infrastructure, the lack of human resource support and the mode of crisis intervention have taken a toll on the clients and staff of Batshaw Youth and Family Center.

They have had a direct impact on clients who often struggle with isolation, poverty, mental health problems and addiction. For the most part these children and families do not have a voice in our society's dialogue about consumer rights and quality of care.

On their behalf and on behalf of the staff of the youth center we ask three questions:

  • If the Board is aware of the crisis in its youth protection services?
  • Is it aware of the potential for tragic outcomes unless there is meaningful and sustained change?
  • Does the Board have a comprehensive action plan to remedy this unstable situation?

C.A.R.E. Jeunesse, Amanda Keller

Batshaw Alumni Association, Julia Paré

Quebec Association of Educators, Tony Maciocia

October, 18,2018


Cc. Judy Martin, Independent Member of the Board of Directors; Vigilance Committee for Quality and Services.

Cc. Ms. Katherine Moxness, Director of the Youth Program

Cc. Ms. Beverley Robinson, Associate Director, Youth Services and Clientele Trajectories

Cc. Ms. Linda See, Interim Director of Youth Protection/Provincial Director

Cc. Ms. Lynne McVey, President and CEO


After the response from CIUSSS, The Coalition is meeting with CEO Lynn McVey and some of her Directors in November 12, 2018 to discuss the measures they are proposing to help with the current situation and to here our suggestions.



June 4, 2017
Follow-up from the CIUSSS General Meeting

Follow up from the CIUSSS General Meeting held at Lakeshore Hospital on June 14th 2017. Lynne McVey, Présidente-Directrice, Adjointe des Programmes Cliniques, and Katherine Moxness, Directrice du Programme Jeunesse, approached us, (Tony Maciocia, Melanie Fournier, Louise Jessop, Jennifer Cook) prior to the commencement of the General Meeting to introduce themselves. They indicated that they looked forward to meeting with the Coalition next week.

Jennifer Cook read the Coalition letter explaining who the Coalition represents and asked the first question. ( Read the letter here) “What concrete evidence can you give us that you are aware of the current crises in youth centers and what steps are being taken to rectify the situation?”

Benoit Morin, Président-Directeur Général, thanked us for coming and outlining our concerns, which they said they shared: Third year of operation, lot of changes, major hiring going on but difficult to find staff, youth and food issue being looked at, concern over staff morale but meeting with managers indicating improvements etc. They look forward to our return so we can monitor progress with them. They will follow up with a written response.

Representatives from Beaconsfield asked about the progress, or lack thereof, of the campus project and the waste, from their standpoint, of the postponement of its opening for taxpayers, community and kids in need of services. They received a sympathetic response which indicated there would be as much attention paid to the project as possible.

As a bonus, a new union president Ms. Gosselin, raised the results of staff surveys which indicate a significant number of staff report as being very stressed, etc. This union now includes Batshaw workers and she piggybacked on our letter to say that she was sure that Batshaw staff, who were not part of the survey, would clearly add to the concern for the psychological wellbeing of CIUSSS -ODIM staff. She was congratulated on her successful election result and told that the administration shared the union's concern and was looking forward to working with her and her membership.